A 23H59, la dernière photo de 2023 est un témoin d’amour et d’amitié. La première de 2024 est celle d’un feu d’artifice. Je n’aime pas les bilans à l’emporte-pièce car je sais qu’en allant trop vite, nous avons tendance à ne retenir que ce qui nous a marqué par son intensité, vers « le haut » ou vers « le bas ». Mais cette intensité, je la recherche par ailleurs donc il est normal que les moments intenses de l’année écoulée me reviennent en premier en mémoire : un voyage en Afrique du Sud en famille, des vacances et des week-ends en famille et entre amis, la neige à la montagne, le soleil à Koksijde, un projet immobilier, une formation intense réussie, … Mais aussi quand j’y pense plus en profondeur, des obstacles, des petits et gros changements à venir, des moments d’incertitude professionnelle, une fin d’année difficile dans mon travail, des émotions fortes avec mon ado, plein de tendresse avec mes garçons, des amitiés qui se consolident, de chouettes fêtes, d’autres moins bien d’où je m’éclipse, des rencontres, beaucoup de lectures et de séries, des moments durs de la vie. Bref, je peux porter un regard assez clair sur cette année écoulée mais je n’ai pas encore pris le temps dont j’ai besoin pour penser plus en profondeur en quoi 2023 m’a changée, bouleversée, épanouie ou frustrée.
Je ne l’ai pas encore fait parce que cet exercice, si je le fais à fond, implique de me projeter dans 2024 et pour l’instant, je n’en ai pas très envie. A ce stade, c’est-à-dire la première semaine de travail de janvier, je sens que je vais surtout fonctionner au jour-le-jour, sachant que ça ne tiendra que quelques semaines. Le moins de janvier sera très rempli par le travail (sur tous les fronts : Bliss, l’UPPL, mon privé, les expertises) comme me l’indique mon agenda. A ce quotidien professionnel rempli vont venir s’ajouter des loisirs sans lesquels je ne me ressource pas et des moments de repos indispensables, d’autant plus que décembre a été émotionnellement difficile et que les vacances de Noël sont tout sauf reposantes.
Mais le plus gros obstacle est que mon niveau d’anxiété est très élevé actuellement et que cela me pousse à éviter de regarder de plus près les gros projets de 2024. Oui, parfois les big rocks paraissent tellement big que je n’ose pas les regarder en face, espérant que l’angoisse disparaisse. Le résultat : elle ne disparait pas, elle couve, elle me pousse à plus d’évitement.
Alors j’ai décidé de me laisser cette semaine pour reprendre mes marques et de regarder de plus près ce que j’ai l’intention de faire de mon avenir proche, saison par saison, à partir de la semaine prochaine. Ça tombe bien, nous commençons une nouvelle session de coaching B. Everything et je serai la première à me mettre au travail ! Parce qu’après avoir tourné autour du pot pendant des jours, je sais que l’action sera la meilleure manière de faire baisser cette angoisse qui me paralyse.
Et vous, quelles sont vos raisons pour repousser ce bilan et vos bonnes raisons de le faire ?
Que 2024 soit l’année de votre big life !
Blisskiss
Jess